26.10.2009

Le fils à son père

Après plusieurs jours de polémique, Jean Sarkozy renonce à la présidence de L’EPAD. Je serais tenté d’ajouté : pour le moment. Ouf aussi. On échappe à une seconde version d’un Sarkozy au pouvoir. C’est peut-être un bien.

Cela m’amène à dire que la pression, qui a été extrêmement bien relayé sur internet, a fait reculé le pouvoir quasi-monarchique de papa Sarkozy qui malgré tout ce qui a été dit par la majorité a bien tenté d’imposé son fils. Si… Si…

Bravo donc a tous ceux qui ont su montré leur mécontentement même avec un simple petit mail. Les petits cours d’eau font les grandes rivières. Et la révolution internet que les politiques ou certaines élites (Séguela!) ignorent totalement (rappelez vous de la campagne du « non » du traité européen) a encore fait des victimes.

Il faut ajouter tout de même : si Jean Sarkozy en est là, aussi facilement, aussi rapidement, c’est bien parce qu’il est « fils de ».

Il sera aussi amusant et intéressant de noter le « nouveau cirage de botte » en règle des hommes d’obédience  UMP (ou apparenté).

Maintenant, il est important de suivre l’EPAD et la politique qui va y être conduite. Là non plus ce n’est pas gagné. Continuons de surveiller notre « Bon Jean » qui sortit par la porte pourrait rentré par la fenêtre…

Christophe Humbert

 

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14.09.2009

Match nul ? Balle au centre…

Le Démocrate, François Bayrou a clarifié son offre de dialogue au sein de l'opposition mais a bien entendu exclu une participation aux primaires souhaitées par le Parti socialiste pour désigner un candidat pour 2012. Ce n’est évidemment pas un scoop…[1] . On le sait (ceci n’est pas un scoop non plus)  François veut devenir président (tout petit déjà….). Le tout est de ne pas donner l’impression que chaque proposition est une stratégie uniquement tourné vers ce but. Mais je trouve que c’est une vrai bonne idée d’avoir proposé qu'il s'organise une forme de "parlement" avec les principaux responsables politiques devant "tous les Français", afin de dégager "un socle commun pour l'alternance" [2]. Mais François pourrait définir déjà un socle au sein de ces propres troupes qui sont demandeuses et actives. Ne pas renier ses propres promesses.  En effet avant d’appliquer la démocratie « aux autres », commençons par nous l’appliquer, et respectons les décisions qui ont été voté. Un parti ne doit plus être « la machine à gagner » d’un seul homme. Mais un réseau de personnes capables de travailler ensemble, de s’écouter et d’innover.  "Faire de la politique autrement".  Bon, sur ce point, François Bayrou s’améliore…


Cohn-Bendit sur le même registre a défendu un rapprochement avec les centristes et la gauche [3]. (En était-il vraiment si éloigné que cela?)     

                                                                                             

Tout comme Roger-Gérard Schwartzenberg, président d'honneur du Parti radical de gauche (PRG), estime qu'il "n'y a aucune raison de ne pas accepter l'offre publique de dialogue de François Bayrou", en particulier en vue du "deuxième tour" de la présidentielle de 2012.
[4].  Tout de même pour faire des alliances, il faut apporter quelques choses (les idées…) dans la corbeille du mariage. 

C’est ainsi que deux jours après l'«offre public de dialogue» de François Bayrou au PS, la présidente de la région Poitou-Charentes se dit «disponible» pour le rencontrer [5] . Alors que le renouveau pour la droite passe par son extrême (captage des voix de LePen en 2007, récupération de DeVillier en 2009), le PS tente de récupérer la balle au centre…
Pourtant la main tendue ce week-end par François Bayrou suscite de fortes réticences au sein du Parti socialiste. Nombreux sont ceux qui doutent de la « sincérité » du leader centriste
[6].  Peut-on vraiment leur en vouloir ?

 

Enfin fort est de constater que  loin des discours et des dissonances la préparation des élections de mars 2010 donne lieu à d'actifs mais discrets pourparlers entre socialistes et centristes dans plusieurs régions (Rhône-Alpes, Bourgogne, PACA, Bretagne ou Pays de la Loire)[7].


Malgré tout la veille, une émission de télévision rassemblant plusieurs de leurs dirigeants a tourné à la cacophonie [8].

 

Christophe Humbert (avec l’aide du blog de Fabrice Hauet)

29.07.2009

Malaise

Que m’inspire le malaise de Nicolas Sarkozy ?

Une première remarque : est qu’a trop en faire le corps dit stop. Tout le monde pense que personne ne peut freiner le président sur sa lancée pas un homme ou une femme ne peut l’empêcher de faire ce qu’il a décidé. La preuve du contraire nous est donnée en  ce dimanche ensoleillé : un homme peut l’arrêter ! Lui-même. Ou plus exactement son corps indépendamment de son esprit. L’esprit dit « mais si, je peux continuer de courir », mais les jambes ne suivent plus, le cœur se dérobe, le sang irrigue moins bien le cerveau. Enfin les 7 cerveaux, je ne suis plus bien sur du chiffre qu’avait donné Carla Bruni-Sarkozy, son épouse. C’est qu’il en faut du sang pour nourrir tous ces cerveaux (surtout quand on n’a pas de cœur). Dommage qu’il n’ait pas eu 4 jambes de plus aussi, cela lui aurait permis d’alterner (deux jambes, puis deux autres) et de moins se fatiguer. De même on pourrait ajouter plusieurs bras pour pouvoir taper plein de SMS. J’en conviens l’image est caricaturale mais ce n’est pas moi qui a commencé… Ce malaise ne le rend que plus humain (au cas où certaines personnes en douteraient encore).

Seconde remarque : les journalistes se sont précipité dans la brèche et nous fait tout un cas de cet évènement.  D’abord c’était un malaise sans perte de connaissance mais tout de même avec reprise de conscience (!?!). Je traduis là ce que j’ai pu entendre ou voit autour de moi. Frédéric Lefebvre s’est même laissé aller à parler d’un accident cardiaque.  Ensuite ce fut un malaise vagal (que l’on nous a expliqué en large et en travers). Ma femme en fait. Donc je connais un peu pour y avoir assisté. Outre que cela est inquiétant quand cela touche un proche je peux vous assurer qu’elle n’est jamais restée aussi longtemps à l’hôpital. Mais bon ce n’est pas le président de la république mais cela interroge aussi et une nouvelle fois sur la médecine à deux vitesses. (voir trois…). J’arrête le catalogue car en fait, on ne sait pas exactement ce qu’a eu le président… (Il y a eu des précédents : Pompidou, Mitterrand,…). On pourrait encore en discuter longuement notamment disserter sur ses traits tirés malgré le bronzage et sur le « fameux » pansement du poignet droit.

Pour finir je souhaiterais un prompt rétablissement à notre président. Et une recommandation du repos et qu’il délègue. Bien qu’il semble que depuis quelques temps déjà son emploi du temps, pourtant, selon les observateurs les plus fins , semble s’être considérablement allégé.

Christophe Humbert

19.05.2009

La chasse au Bayrou est ouverte

A chaque fois qu’il apparait à l’écran il est taxé "d’obsédé de la présidentielle 2012". C’est presque un label, une marque déposée.

Si effectivement il donne cette impression, est ce le seul ? Non... Jean François Copé est déclaré pour 2017 et le PS s’étripe depuis la disparition de Jospin pour savoir qui va y aller (nous avons bien assisté au même présidentielle en 2002 ?).

Si effectivement il donne cette impression, est-ce un mal ? Si avoir de l’ambition en France est un pêché inavouable, il vaut mieux déménager tout de suite. C’est un mal si cela empêche de nouveaux talents d’éclore. Ce qui je crois n’est pas le cas.


Reprenons quelques arguments de ces adversaires


Jean François Copé tance « c’est un homme de droite ». Est une insulte ? Comme cela est dit on pourrait croire qu’être de droite c’est mal. Curieux pour un député de l’UMP. Il reproche à Bayrou d’avancer masqué. Pour quelqu’un qui pratique la langue de bois comme Jean François Copé il est possible de considérer cela comme un compliment.


Luc Chatel ajoute « C’est le docteur Knock de la vie politique. Il cherche des maladies aux Français ». Il est vrai qu’en France pas de problèmes à l’horizon pas de crise pas de chômage. N’est ce pas Monsieur Chatel.


Passons sur Frédéric Lefebvre dont l’argumentaire est assez médiocre et distillé à la mitraillette avec la discrétion d’un tank…


François Hollande « Bayrou a été de droite. Il est aujourd’hui du centre, mais il n’est pas de gauche. » Fine analyse. Il n’est pas de gauche effectivement puisqu’il est au centre. Et je dirais à Monsieur Hollande, que Bayrou est tout simplement un démocrate.


« J’aime pas les gens qui profitent de la période des élections européennes pour fantasmer sur 2012 » déclare José Bové. Moi je n’aime pas les gens qui disent (j’aime pas…) ne jamais vouloir faire de politique et qui en font tout de même et qui démonte les Mac Do’. En plus pour quelqu’un qui à voté « Non » au dernier traité avec virulence et qui se retrouve sur une des listes de Cohn-Bendit qui lui a voté oui avec enthousiasme. Je crois que là aussi on tient un fantasme. C’est très légèrement hypocrite en tout cas. Disons que l’on peut changer d’avis. Alors laissons rêver François. Du moment que son rêve soit grand.


Vincent Peillon, qui l’accuse d’être « préoccupé par son destin individuelle plus que par le destin collectif de l’Europe ». C’est sans doute Monsieur Peillon qui va voter pour la reconduction de Barroso puisque même le PS français a apporté son soutien à ce triste sir… Collectif…Qu’il dit… Le même PS qui lors de la précédente « mandature » du parlement Européen à voté à 97% comme l’UMP. Et ce n’est pas un mal si les propositions sont bonnes. Ce qui est dommageable c’est que l’on veut faire croire le contraire que le PS ce n’est pas l’UMP.



Allez vas y François...


Christophe Humbert

03.07.2008

Questions

Vous pouvez poser vos questions à François Bayrou :
http://www.dailymotion.com/group/98361
dans le cadre de "La Tribune BFM avec dailymotion" pour le dimanche 06/07/2008 à 18H00

28.06.2008

Université de rentrée du Mouvement Démocrate du 5 au 7 septembre 2008

A noter dès à présent sur votre agenda : l'université de rentrée du Mouvement Démocrate aura lieu les vendredi 5, samedi 6 et dimanche 7 septembre prochains à Cap Estérel (commune de Saint-Raphaël) dans le Var. Vous trouverez prochainement toutes les informations nécessaires ainsi que votre bulletin d'inscription sur le site.

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23.12.2007

Joyeux Noël

L'équipe du Mouvement Démocrate de Cachan vous souhaite d'excellentes fêtes de Noël !

10.12.2007

Le congrès des Démocrates...

Après une courte nuit (anxiété ? Pas seulement... Enfant malade aussi...) pour ma part, nous nous sommes tous retrouvés au RER Laplace. Quand je dis tous, ce sont les membres du Mouvement Démocrate de Cachan, Arcueil, Villejuif et Gentilly qui auront pu faire le déplacement à Villepinte. Et c'est une petite dizaine que nous nous sommes rendus au Parc des Expositions pour le Congrès fondateur du Mouvement.

A peine arrivé nous avons ressenti que ce ne serait pas un jour comme un autre. Une naissance ... Et pour cette naissance, il y avait du monde, beaucoup de monde. Après une attente qui paru à certain pénible, nous avons reçu notre carte de congressiste, quelques documents et nous nous sommes avancés vers la salle. François Bayrou était là, à la tribune achevant son discours d'ouverture (Nous étions un peu en retard). Après avoir trouvé une table pouvant tous nous accueillir, le congrès pouvait démarrer pour notre petit groupe.

Nous commençons par l'examen des amendements sur les statuts en séance publique. Les discussions sont rudes mais courtoises, et elles ont le mérite d'exister. On ressent un véritable temps donné à la démocratie,
Après plus de 4heures de réflexions les statuts sont adoptés par l'ensemble des adhérents présents et nous commençons les débats de société de politique générale. C'est François Bayrou qui ouvre le bal. Quelques moreaux choisis :
"Qu'importe ceux qui partent il y a toujours des gens de qualités qui restent"
"Dépassement de la gauche et de la droite et non pas ni gauche, ni droite"
"Conscience et responsabilités des citoyens"
"Il faut réconcilier les français non pas avec l'argent mais avec les vrais valeurs humaines, éducations, recherche, sociale,..."
"Les moyens de l'état se dirige vers les plus riches et c'est une erreur"
"Les 3 R, Rassemblement, Renouvellement, Refondation Démocratique"
"Laissons les sortants à leurs sorties, soyons les entrants"
"La conscience qui l'emporte et non pas le suivisme"
C'est un discours profondément humaniste loin de ceux de Nicolas Sarkozy pronant l'argent Roi, l'argent comme tout fin en soi.
"Créer des richesse ou créer du bonheur. Quel est le plus important!"
"Il ne faut pas dire Centre pour éviter le rapport gauche-droite, mais Démocrate, Mouvement Démocrate - Il accepte les données politiques de ces adversaires même s'il propose d'en changer les conclusions"

Ensuite ouverture des discussions.

Banlieues, témoin : Ali Menzel, éducateur à Villiers le Bel.
L'éducateur est un véritable lien social .
Il faut des représentants réels des citoyens.. Il faut vivre la banlieue

Social-économie et pouvoir d'achat, témoin : Robert Rochefort, directeur du CREDOC
Le pouvoir d'achat n'augmente pas pour une raison simple, la stagnation des salaires. Pour 80% de la population, le pouvoir d'achat n'a pas changé, alors que pour le décile le plus riche, la situation s'est encore améliorée. Ce sont les seuls véritables gagnant de la globalisation. Une note optimiste : la situation des plus pauvres (nos derniers 10%) connaît un mieux.

Développement Durable, témoin : Danielle Nocher, rédactrice en chef de "Valeurs Vertes", premier magazine de développement durable.
"Agir ensemble, agir localement".
"Eco-maison, Eco-quartier"

Indépendance de la presse, témoin : Jean-François Kahn , directeur de Marianne
"Il faut redonner le temps au temps dans l'univers journalistique"

(J'ai fait des photos,... de mauvaise photos... mais quel bonheur !!!)

18.11.2007

Le mot de François Bayrou

La politique suivie est tournée vers la mise en lumière, le spectaculaire pour ne pas dire le spectacle, du président de la République, acteur qui monopolise tous les rôles du gouvernement. Nous avons toujours été persuadés que la centralisation et la concentration du pouvoir étaient une faiblesse de la France. Cette faiblesse est aujourd’hui accentuée jusqu’à la caricature.

La lutte contre le déficit et la dette est passée au deuxième plan. Beaucoup de nos partenaires européens s’en inquiètent. Dans le même temps, le « paquet fiscal » a conduit à des facilités en direction des Français déjà favorisés, ce qui ne facilitera pas l’acceptation des décisions rigoureuses le jour où elles deviendront inévitables.

Le projet de société est peu lisible. Ce qui émerge, c’est l’affirmation répétée qu’il faut « réconcilier les Français avec l’argent », parce que « l’argent, c’est la réussite ». Pour beaucoup d’entre nous, la confusion entre argent et réussite est une régression : que peuvent entendre dans une telle affirmation les éducateurs, les scientifiques, les classes moyennes, les retraités, les femmes et hommes de culture ?...

Bien des réformes sont éludées : on annonçait que la loi sur les universités serait le texte le plus important du quinquennat, qu’en reste-t-il ? On prévoyait un service minimum de plein exercice pour les services publics, on avoue aujourd’hui que ces dispositions ne changeront rien à la situation actuelle… Le déficit de la sécurité sociale n’a été en rien diminué par les lois des gouvernements précédents, et les franchises, socialement discutables, sont annoncées comme devant financer la recherche sur la maladie d’Alzheimer, le cancer, et autres soins palliatifs. Évidemment, cette affirmation est une présentation de façade, mais l’idée qu’on demanderait aux seuls malades de financer la recherche contre la maladie apparaît en soi comme un problème.

La seule réforme effectivement en cours est celle de la retraite des régimes spéciaux. C’est un passage obligé, non pas seulement en termes financiers (les régimes spéciaux représentent seulement 5 % des besoins de financement des caisses de retraite), mais en termes d’équité. Nous pensons que l’on peut trouver le chemin d’une réforme juste. Cela demande une capacité de négociation, beaucoup de fermeté, et un effort de compréhension en direction des salariés qui ne sont pas des privilégiés et vont nécessairement voir ainsi changer leur contrat de travail. En tout état de cause, si le chemin de cette réforme juste est trouvé, nous y apporterons notre soutien.

Il importe d’ajouter que le rendez-vous de la retraite se présentera après les élections municipales. Il ne s’agira pas là des 5 % de régimes spéciaux, mais de 100 % des besoins de financement. Je maintiens, même si le gouvernement n’est pas de cet avis, que la réflexion sur les retraites par points était une approche plus globale, plus juste, plus équilibrée que les éternels ajustements auxquels nous assistons. Mais il est vrai que c’est un travail de grande ampleur, et qui demande une démocratie sociale pleinement active et responsable.

Nous avons apporté notre soutien au Grenelle de l’environnement. Mais une fois passée la phase consensuelle, la question est maintenant celle des mesures concrètes : c’est le véritable rendez-vous. Et c’est à ce rendez-vous que nous serons attentifs, avec tous ceux, dans nos rangs, qui ont une profonde connaissance de ces sujets.

La réforme des institutions n’a pas pris le bon chemin. Il y a, bien sûr, dans le texte du comité Balladur des pistes qui doivent être retenues, notamment pour la procédure parlementaire. Mais pour l’essentiel, l’autonomie du pouvoir législatif par rapport au pouvoir exécutif, on a choisi d’aller vers l’aggravation des dérives de la Ve République. Quelle autonomie, en effet, peut-on imaginer pour une Assemblée dont le premier tour de l’élection serait organisé le jour même… du deuxième tour de l’élection présidentielle ?... Quelle représentation honnête du pluralisme de notre démocratie quand on prétend que la proportionnelle (souhaitée par les deux tiers des Français) ne devrait représenter que 20 à 30 sièges sur 577 ?... Il est à craindre que, contrairement aux espoirs que nous avions mis dans cette instance, la direction prise n’aboutisse à une impasse, voire à une aggravation de la situation actuelle.

Tous ces sujets donnent la vraie dimension du défi qui est devant nous : il s’agit de construire un projet de société qui permettra à la société française et aux sociétés européennes de trouver un autre horizon que celui, purement matérialiste, d’une société d’inégalité croissante. Une société efficace, et de justice croissante, une société où la démocratie n’est pas un vain mot, où le citoyen n’est pas seulement la cible d’une communication de tous les instants, mais considéré comme conscient et responsable, une société où l’État n’est pas seul, mais entouré de partenaires actifs et légitimes (entreprises, associations, collectivités, familles, etc.) Une société où le système de valeurs privilégie l’éducation, la formation, la recherche, l’épanouissement de l’individu, le pluralisme. Si ce sujet du projet de société vous intéresse, permettez-moi de vous renvoyer à l’article que j’ai écrit durant l’été dans la revue Commentaire : Du centre au projet démocrate…

Cette recherche d’un projet de société alternatif, et d’un mode de gouvernement nouveau, nous sommes seuls, me semble-t-il, à pouvoir en être aujourd’hui les promoteurs. Le parti socialiste traverse en effet une crise lourde, parce qu’elle est à la fois une crise de leadership et une crise d’inspiration. Cette crise l’empêche de suivre le chemin qu’ont emprunté il y a des années les socio-démocrates européens, eux-mêmes désormais (on l’oublie trop souvent) en interrogation sur leur modèle d’état providence. C’est notre responsabilité d’entrer de plain pied dans ces questions, sur lesquelles les Français ne manqueront pas de rejoindre les pionniers que nous aurons osé être.

De ce devoir de construction, en tout cas, je veux vous assurer qu’avec vous, si nombreux, je ne me laisserai pas détourner.

23.10.2007

Congrès du Mouvement Démocrate

Les Congrès se dérouleront du vendredi 30 novembre au dimanche 2 décembre 2007 à Villepinte (Seine Saint Denis).
Congrès UDF le vendredi 30 novembre (après-midi).
Congrès Mouvement Démocrate les samedi 1er décembre (journée entière) et le dimanche 2 décembre (le matin).

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