30.01.2009

La crise...

"On" nous théorise depuis des années que les valeurs ultimes sont le libéralisme, le profit, "prends l'argent sans te soucier de ton voisin", la solidarité c'est nulle, pas besoin d'intervention de l'état, le marché se régule de lui même (la fameuse "main invisible d'Adam Smith" ou les conséquences inattendues des actions égoïstes et individuelles humaines conduit vers le meilleur des ordres spontanés des marchés économiques ).

Et là en un mois patatra...L'état devient ultime recours pour son sauvetage des banques. Vive Keynes : l'état est le bien venu pour récupérer les bêtises des autres.

Le gouvernement s'étonne de voir 2,5 millions de personnes dans la rue ? Il n' a rien appris, rien compris de cette crise !
En effet, on trouve 360 milliards pour les banques et du coup on a un peu de mal à comprendre le déficit de la sécurité sociale, la difficulté à trouver le petit milliard du RSA.
Les caisses sont vides. Circuler il n'y a rien à voir....

Il faut dire aux dirigeants des banques que cela serait "un petit peu" indécent de prendre leur bonus. Ils n'y ont pas pensé eux-mêmes? Ils n'ont rien compris, rien appris !
Surtout, quand on dit au gens de se serrer la ceinture. Un peu de décence.

Il n'empêche... Notre modèle nous permet de mieux résister à la crise que d'autres pays car il limite les dégâts sociaux.

Je peux parier une chose si l'on y prête pas attention tout risque de recommencer comme avant.

Mais nous sommes à la croisé des chemins, un nouveau monde reste à créer. Soyons les moteurs de celui-ci !

Christophe Humbert

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