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27.02.2009

Quelques nouvelles

Corinne Lepage démonte Pérol
Pour Corinne Lepage, la nomination de François Pérol, secrétaire général adjoint de l'Elysée, à la tête de l’établissement bancaire résultant de la fusion des Banques Populaires et des Caisses d’épargne est une «affaire grave». Elle s'explique pour Marianne2.fr.
http://www.marianne2.fr/Corinne-Lepage-demonte-Perol_a1...


Nomination de François Pérol : François Bayrou maintient l'accusation d'illégalité
Sur France Info, Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, a affirmé, jeudi 26 février, que "la polémique malveillante [à propos de la nomination de François Pérol] a des limites ; Mme Aubry, M. Bayrou seraient bien inspirés de prononcer des excuses publiques à l'endroit d'un homme, M. Pérol, qu'ils sont en train de salir". Contacté par Le Monde.fr, le président du MoDem a maintenu ses propos.
http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/02/26/bayro...


Nomination de Pérol : Bayrou dénonce une "violation flagrante de la loi"
François Pérol "n'a jamais été banquier et on va l'installer à la tête du 2e établissement bancaire français parce que simplement il est un proche du président de la République", a lancé le président du MoDem. Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, parle, quant à lui, d'un dossier qui devient "une affaire d'Etat".
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/economie/20090225.OBS6270/nomination_de_perol__bayrou_denonce_une_violation_flagr.html


26.02.2009

Suppression de la taxe professionnelle

La taxe professionnelle est de 30 milliards

Les entreprises continuerons de s'acquitter de la part immobilière (7 milliards).
L'Etat prend en charge environ 12 milliards versés aux collectivités au titre de remboursement d'exonérations.
30-7-12 = 11, donc 11 milliards que les entreprises vont économiser.
Les bénéfices augmenterons d'autant et elles paieront d'avantages d'impôts : 3 milliards.
11-3 = 8, donc 8 milliards réellement économiser par les entreprises

La question est de savoir comment sera compenser cette perte pour les collectivités locales .Qui va payer ?

Les entreprises ? Alléger d'un côté pour reprendre de l'autre : on ne voit pas bien l'intérêt !
Les particuliers ? Ce ne serait pas le meilleur moyen pour doper le pouvoir d'achat!

Alors ?

Et vous ? Vous auriez une idée ?

(Source : Canard Enchainé 11/02/09)

23.02.2009

"Nous y sommes" par Fred Vargas

Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie de l'humanité, nous y sommes.
Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle lui fait mal.
Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d'insouciance.
Nous avons chanté, dansé.
Quand je dis « nous », entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine.
Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu'on s'est bien amusés.
On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la
terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l'atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni
connu.
Franchement on s'est marrés.
Franchement on a bien profité.
Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu'il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.
Certes.
Mais nous y sommes.
A la Troisième Révolution.
Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu'on ne l'a pas choisie.
« On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.
Oui.
On n'a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis.
C'est la mère Nature qui l'a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies.
La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets.
De pétrole, de gaz, d'uranium, d'air, d'eau.
Son ultimatum est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l'exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très
résistantes, et d'ailleurs peu portées sur la danse).
Sauvez-moi, ou crevez avec moi.
Évidemment, dit comme ça, on comprend qu'on n'a pas le choix, on s'exécute illico et, même, si on a le temps, on s'excuse, affolés et honteux.
D'aucuns, un brin rêveurs, tentent d'obtenir un délai, de s'amuser encore avec la croissance.
Peine perdue.
Il y a du boulot, plus que l'humanité n'en eut jamais.
Nettoyer le ciel, laver l'eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l'avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est – attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille –, récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n'en a plus, on a tout pris dans les mines, on s'est quand même bien marrés).
S'efforcer. Réfléchir, même.
Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire.
Avec le voisin, avec l'Europe, avec le monde.
Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.
Pas d'échappatoire, allons-y.
Encore qu'il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l'ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante.
Qui n'empêche en rien de danser le soir venu, ce n'est pas incompatible.
A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie –une autre des grandes spécialités de l'homme, sa plus aboutie peut-être.
A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.
A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.


Fred Vargas
Archéologue et écrivain

20.02.2009

Le dessin du jour.

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Sur l'Université...

- L'autonomie accrue des universités ne doit pas être synonyme de privatisation ou de formation de fiefs régionaux

- Il est nécessaire de "maintenir l'échelon national pour l'évaluation mais aussi pour certaines décisions stratégiques"

- Il faut un renforcement de "l'encadrement, insuffisant dans de nombreuses disciplines, notamment comparé aux grandes écoles"

- Le président d’université ne devrait pas promouvoir, sauf exceptions, que des enseignants-chercheurs évalués positivement par le Conseil National des Universités.

- Enfin réhabiliter la fonction d'enseignement du personnel universitaire par la création d'une prime pédagogique attribuée aux enseignants "qui le méritent", "équivalente à celle existant pour les bons chercheurs". Le but est de valoriser les bons enseignants.

Communiqué de Presse du Mouvement Démocrate National

19.02.2009

Le rendez vous du mercredi.

Tempête en Guadeloupe, et nouvelle intervention de notre président qui a présenté au Français son mini-plan de relance.Bon, les mesures étaient connues et rien de nouveau sous le soleil d’hivers : investissement, réforme et travail (exit les smicards, fonctionnaires et autres mesures sur le long terme).

Nicolas Sarkozy ne voulait sans doute pas mélanger les genres. Mercredi les « classes moyennes », jeudi « la révolte en Guadeloupe ». L’ennui est qu’il donne l’impression de ne pas s’occuper des départements d’outre-mer. En substance il semble laisser penser que c’est un problème qui ne concerne pas la métropole, un problème qui n’est pas Français.

C'est bien dommage !

18.02.2009

L’ENS de Cachan s’en va ?

Dans le cadre du plan Campus élaboré par Christian Blanc (secrétaire d'Etat chargé du développement de la région capitale), l’Ecole Normale Supérieure devrait déménager sur le plateau de Saclay. Cette opération s’effectuera en deux fois mais les dates ne nous sont pas connues.

Pourquoi ?
L'argumentaire est le suivant. L'ENS Cachan est isolée (relativement : l’ESTP est aussi à Cachan) du reste des établissements d'Enseignement Supérieur et de recherche du secteur, et une autre ENS est déjà présente à Paris… L'idée du gouvernement étant de former un grand campus sur le plateau de Saclay regroupant les grandes écoles d'ingénieur, de commerce et les universités du sud de la région parisienne pour accroitre la visibilité internationale, l'ENS devrait donc être transférée

Le projet se défend, mais les conséquences, évidemment fâcheuses pour la ville, doivent être compensées.
Pour le moment où en est–on ? Nous ne le savons pas exactement.
Dans le contexte économique et social (les problèmes avec les enseignent-chercheurs) actuel, il serait sans doute hasardeux de considérer trop vite l’affaire comme faite ?

Devrons-nous nous souvenir de Cachan uniquement pour son squat et non pour son patrimoine intellectuel?

Si le projet se maintient, il faut absolument une contre-partie valorisante pour notre ville. Il faudra aussi se battre pour. Le Modem ne refusera pas son concours à la municipalité pour autant que celle-ci se mobilise, consulte nos concitoyens aux fins de se fixer sur un projet motivant.
A titre d’exemple, on pourrait développer un pôle industrie/recherche basé sur le logiciel libre. (Nous reviendrons sur le détail de cette proposition)

15.02.2009

La machinélectrique

La machine électrique
Sur son chemin métallique
Mouve formidablement

Le buzzer frénétique
Les portes pneumatiques
Les freins mécaniques
Les sonneries atypiques
Le portail automatique
La voix décibélique

La machine électrique
Sur son chemin métallique
Mouve formidablement

Frédéric WYCZISK

13.02.2009

Le dessin du jour.

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12.02.2009

Partage équitable des richesses (comme le demande Nicolas Sarkozy)

En 2005, les entreprises non financières avaient fait 207 milliards d’euros de profits hors taxes ainsi répartis :

- 70 milliards pour les actionnaires,

- 123 milliards pour l’autofinancement des investissements,

- 14 milliards pour les salariés.

Les actionnaires ont donc perçu, d’ores et déjà, un tiers comme Nicolas Sarkozy le réclame.

La part salarial est la plus faible même si l’on considère qu’un salarié peut participer à l’actionnariat...

(Source)

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