« 2009-03 | Page d'accueil
| 2009-05 »
29.04.2009
Santé, épidémie et Madame Bachelot.
La France est très en retard en ce qui concerne la lutte contre les infections respiratoires. Même dans le cas d’une grippe classique... Bien qu’il existe aujourd'hui un vaccin (et la plupart des gens sont immunisés contre le virus) c'est une maladie qui fait en moyenne 5 000 ou 6 000 morts par an en France (les personnes âgées et les nouveau-nés sont les plus touchés). Pourtant tout le monde est exposé et le jour où apparaîtra un mutant grippal dont la population n'est pas protégée par la vaccination, ce sera un désastre. Il n’existe aujourd'hui aucunes structures adaptées et les conditions de transmission sont mal connues.
Les plus avancés sont les Chinois : pour juguler l'épidémie de SRAS (Syndrome Respiratoire Aigu Sévère), ils ont construit un hôpital doté de 600 lits à l'isolement et développé des services pour la prise en charge des malades contagieux.
En Italie, il y a deux hôpitaux avec des dispositions similaires.
En France, nous ne sommes mêmes pas capables d'enrayer des épidémies comme la gastro-entérite et la grippe traditionnelle.
Voici donc une première idée pour la réforme santé de Madame Bachelot : développer les structures et les processus afin de lutter contre ce genre de pandémie.
Christophe Humbert
(Source : Libération, Le Monde)
08:27 Publié dans Veille Internet Démocrate | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.04.2009
Le dessin du jour

20:34 Publié dans Action ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.04.2009
Pèle mèle sur le G20
Le G20 a réussi à publier une liste des paradis fiscaux, liste établie depuis près de 10 ans par .... .... l'OCDE.
Le G20 veut le contrôle des hedge funds, mais il ne dit pas comment.
Malgré le G20, les agences de notations pourront continuer à noter comme par le passé.
G20 : Les banques pourront continuer à prendre des risques inconsidérés en mélangeant banque de détail et banque d'affaire
Il faut interdire la spéculation sur les matières premières de consommation courante.
G20 : Pas un mot non plus pour interdire les LBO.
G20 : Pas la moindre allusion aux ventes à terme et aux achats à découvert permettant d'acheter puis de revendre en empochant la différence sans avoir déboursé le moindre centime
Il existe un déséquilibre entre sphère financière et productive qui n'est pas près de changer.
On veut nous faire avaler qu'il suffirait d'attendre 2010 pour que tout recommence comme avant : pour le moment on botte donc en touche (pour la métaphore sportive).
A Londres ce que l'on surtout tenté de sauver c'est le système lui-même
09:30 Publié dans Veille Internet Démocrate | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.04.2009
Formation sur l'Europe... Venez nombreux!
23:45 Publié dans Conférence/Débat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.04.2009
Le mépris
Cela fait deux ou trois Conseils Municipaux auxquels j’assiste, dans la zone réservée au public. Le même constat s’impose : les séances du Conseil Municipal sont malheureusement une parodie de démocratie.
La semaine dernière, c’est le budget, acte ô combien important dans une communauté quelle qu’elle soit, même si la matière est toujours rébarbative.
Bruno Rémond, l’adjoint aux finances, que l’on suppose impliqué, aura expédié sa présentation générale rapidement, osé dire à l’opposition « je ne comprends pas pourquoi vous ne votez pas notre budget » (c’est vrai quoi, c’est insupportable, l’opposition ne comprend rien, elle ose contester mes documents, elle ose même prendre la parole !). On sent tout de suite l’élu concerné, soucieux de convaincre au delà du fait que son budget sera de toute façon voté. Je suis ironique bien sûr : il n’en a manifestement rien à faire, c’est son énième budget, la présentation diffère à peine de celle de l’année précédente... Il est las. Et il partira avant le vote…
Le Maire, après un petit caprice sur le fait qu’on ne l’avait pas prévenu du déroulement exact du « power point » (vous savez, c’est le genre d’incident destiné à vous faire dire : ah, il a du caractère, mais c’est raté, la scène est simplement ridicule), après toutes les présentations par secteur (certaines sont bonnes et vivantes) et quelques phrases bien senties où il place du ministre Untel, et de la ministre Unetelle pour bien vous faire comprendre que lui côtoie les gens importants de la République, passe la parole à l’opposition. Merci. Et l’opposition la prend.
On notera d’abord que seule l’opposition parle au Conseil Municipal. Un élu de la majorité municipale ne parle que si on l’y invite (pour la présentation d’un point par exemple).. En trois séances , je n’ai jamais vu un élu de la majorité (PS, PC ou DNV) soulever un point, discuter, débattre.... Dommage.
Marie-Christine Charpentier, notre élue du Mouvement Démocrate, parle la première. Trois questions la préoccupent : la différence considérable entre l’effectif budgété et l’effectif réel du personnel municipal, la croissance continue de la dette, l’augmentation d’environ 47% des indemnités aux élus.
Nous reviendrons sur chacun de ces points dans d’autres contributions pour nous concentrer ici uniquement sur la façon avec laquelle le Maire a répondu.
Marie-Christine est coupée immédiatement par le Maire : « si vous aviez assisté à la commission, etc. ». Le but est clair, il est de discréditer d’emblée sa parole. Renseignements pris après le Conseil, la question qu’elle posait n’a pas été abordée en commission (Premier mensonge du Maire). Il se profile que le contenu de la réponse, donnée en fin de séance, est du même acabit : la différence est de 36 (« c’est une erreur du document, nous l’avons indiqué, vous le sauriez si vous aviez été en commission »). On croit rêver : le document que le Maire présente est faux mais c’est quand même la faute du lecteur ! Et s’il est faux, « c’est parce que la loi nous oblige à présenter ainsi » (je cite en substance). Sans doute, les notes d’explication sont elles interdites à Cachan.
Deuxième point, la dette. L’ensemble de l’opposition fait remarquer, chacun avec ses mots, que la dette augmente, que c’est inquiétant parce que Cachan est au dessus de la moyenne de sa « strate » (villes comparables par la taille de la population) et que ce mouvement s’est accru.
Là, nous atteignons un grand moment de démocratie populiste, « on fait dire ce que l’on veut aux statistiques », « vous ne pouvez pas comparer Cachan avec Paris ou avec un village de campagne » (sic). Notre député-maire a oublié que les « strates » servent précisément à ne pas mettre dans le même panier de l’analyse, les grandes et les petites villes, mais qu’importe la vérité, n’est-ce-pas ? Et de nous expliquer, avec non moins de démagogie, que l’Etat, ce grand malhonnête, s’est débrouillé pour inciter la plupart des Villes à augmenter les taux de la fiscalité locale en conditionnant le bénéfice d’une trésorerie avancée de remboursement de la TVA au maintien d’un niveau d’investissement. C’est en partie vrai, cela ne cache pas que M.Delanoë (n’est-ce pas lui au fait que soutenait M. Le Bouillonnec dans les élections internes au PS ?) augmente de près de 15% la fiscalité à Paris... La vérité, c’est que la dette par habitant augmente à Cachan, même compte tenu de l’augmentation réelle de la population dont il n’est que partiellement tenu compte, que la dette en valeur absolue augmente fortement et que si l’encours de dette baisse après 2011, c’est que par définition on ne tient pas compte des des dettes qui seront contractées en 2010.
Une des vérités de ce budget, c’est aussi que les dépenses du personnel augmentent de 4,7% (en raison, en partie seulement, du fameux « GVT » (glissement-vieillesse-technicité), que la ligne du budget consacrée aux indemnités des élus augmente de 47%, principalement au bénéfice des adjoints. Un studio musical de 65 000 euros aussi pour un centre socio-culturel dont l’urgence en temps de crise est manifeste... Manifestement les options de ce budget ne sont pas inspirées par un sens républicain du partage des efforts. « Et si les impôts continuent d’augmenter, c’est à cause de l’Etat toujours, qui augmente les bases d’imposition, je n’y peux rien, c’est la loi. ». On est dans le « J’vous jure, M’dame, c’est pas moi, c’est l’Etat ». Le Maire aurait pu se poser la question de la baisse des taux, ce n’est pas tabou. Déplorable !
La démagogie est hélas fréquente et on serait sans doute trop sévère à vouloir n’en voir aucune trace chez nos élus. Ce qui compte ce sont les actes. En revanche, l’attitude personnelle du Maire et de certains de ses adjoints (la politique c’est aussi une affaire d’individus) est hautement critiquable. A quoi cette attitude rime-t-elle ? A masquer son désintérêt de la substance des dossiers, de la Ville même peut-être ? Cette municipalité est à bout de souffle.
Quant à la morgue, au mépris que le Maire manifeste, c’est à tous les élus en fait qu’il les manifeste et pas seulement à l’opposition. La séance du Conseil Municipal consacrée au budget a été une pitoyable et bien triste mascarade. Le mépris, c’est toujours le signe d’une petitesse. Cachan ne mérite pas cela.
Laurent Lehec
22:57 Publié dans Action ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.04.2009
La maison à 15 euros par jour : et boom ?
Le gouvernement permet à des ménages modestes d’acquérir une maison neuve en ne payant que 15 euros par jour. Soit…
Grâce au Pass-Foncier, n’est payé d’abord que le prix de la maison (sur 18 à 25 ans). C’est le 1% logement qui achète le terrain. Ensuite les acquéreurs rachètent le terrain au 1% logement après avoir payé la maison et ils auront pour cela de 10 à 15 ans.
Le bon plan ? Pas si sûr…
- L’un des premiers risques est de payer jusqu’à 40 ans pour son acquisition. Sur l’échelle d’une vie c’est énorme et comparée à l’outrance du prix du marché immobilier (voir cet autre lien) c’est une belle arnaque… Le budget est calculé au forceps par rapport au revenu et il sera donc difficile d’anticiper moindre changement de situation (chômage, longue maladie,...). Et si nous étions dans une période ou le prix du marché immobilier versus le revenu disponible des ménages était réaliste il n’y aurait pas besoin de se genre d’artifice. Ne devrions-nous pas attendre que la fameuse bulle explose ?
-Les endroits où il est possible de trouver une telle maison seront des lieux isolés car il faut un terrain pas cher. En premier, cela générera donc de nombreux frais de transport. D’où l’impact écologique aussi (pas bien….)
- A cela s’ajoute les frais annexes auxquels on pense rarement lors d’un premier achat car ils sont nouveaux par rapport à une location: chaque année, il faudra s’acquitter de la taxe foncière (ce qui n’est pas neutre…croyez moi)
- Cerise sur le gâteau : le prix réel de la maison est de 25€ par jour, c’est les droits aux APL qui couvrent les 10€. Si cette aide disparait, la somme mensuel à rembourser atteindra 750€ au lieu de 450€…
- Et encore sans compter les éventuels crédits consommations pour financer d’autres besoins : travaux d’entretien de la maison car c’est énorme comparé à ce qui ce fait en location (Dans une maison il y a toujours quelque chose à faire et c’est toujours à votre charge…)
La France se met à vouloir faire acheter des logements à des ménages qui n’en ont pas les moyens et qui ont de fortes chances de ne pas pouvoir assumer leur remboursement dès la moindre difficulté financière.
Source
22:54 Publié dans Veille Internet Démocrate | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.04.2009
Le G20 : Une réussite ?
C'est en tout cas ce que l'on a pu lire dans la plupart des quotidiens (à l'exception de l'humanité). L'ensemble des médias a salué l'exploit de "l'entente cordiale". Pourtant, une voix dissonante s'élève... Celle de Jacques Attali dont je reprends les extraits les plus marquants et sans doute les plus alarmants.
"5 Trillions de relance ?
C’est bien la somme des sommes déjà dégagées, mélange de prêts, d’émissions monétaires, qui représente 10% du PIB mondial ; mais qui renvoie à la question simple : qui finance ? Je ne vois aucune recette, sauf la vente d’un peu d’or du FMI ; et encore, sa mise sur le marché en fera s’effondrer le prix. Comment alors espérer résoudre une crise de la dette en augmentant la dette ? A terme, par l’argent des contribuables."
"Des bilans de banques plus sains ?
En permettant aux banques et aux assureurs de ne plus valoriser leurs actifs à des prix proches de leur valeur de marché , on améliore en apparence le bilan des banques. Mais à l’inverse, on ne les encourage pas à se débarrasser de leurs actifs toxiques. Les auditeurs vont même se retrouver, avec ces nouvelles dispositions, dans l'obligation de valider des valorisations d'actifs même s'ils ne sont pas convaincus des hypothèses sous jacentes. Quand la vérité apparaitra, dans quelques mois ou quelques années, il faudra recapitaliser ces institutions. Avec l’argent des contribuables (bis)"
"Une spéculation réduite ?
En apparence oui. Mais quoi, en pratique ? Rien n’est dit sur les CDS, épée de Damoclès au dessus du système, ni sur les paradis fiscaux anglo-saxons, grands vainqueurs du G20, ni sur la réalité de la titrisation et des effets de levier. En fait, tout semble même continuer comme avant : La FSA (régulateur anglais) a autorisé avant hier la Barclays à céder l’une de ses filiales en lui permettant de financer l’acquéreur. Comme avant. Les nouvelles valorisations autorisées vont améliorer artificiellement les fonds propres et permettre l’accroissement des effets de levier. Comme avant. Le plan Geithner va permettre aux banques américaines de vendre leurs actifs toxiques avec des effets de levier dignes des pires spéculations d’avant la crise (9 pour 1). Comment le Comité de Stabilité Financière pourrait-il autoriser des pratiques si contraires aux principes qu’il est supposé défendre ? Comment autorisera t il ainsi à des fonds spéculatifs de faire d’immense profits avec l’argent des contribuables (ter)."
22:52 Publié dans Veille Internet Démocrate | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



