14.09.2009

Match nul ? Balle au centre…

Le Démocrate, François Bayrou a clarifié son offre de dialogue au sein de l'opposition mais a bien entendu exclu une participation aux primaires souhaitées par le Parti socialiste pour désigner un candidat pour 2012. Ce n’est évidemment pas un scoop…[1] . On le sait (ceci n’est pas un scoop non plus)  François veut devenir président (tout petit déjà….). Le tout est de ne pas donner l’impression que chaque proposition est une stratégie uniquement tourné vers ce but. Mais je trouve que c’est une vrai bonne idée d’avoir proposé qu'il s'organise une forme de "parlement" avec les principaux responsables politiques devant "tous les Français", afin de dégager "un socle commun pour l'alternance" [2]. Mais François pourrait définir déjà un socle au sein de ces propres troupes qui sont demandeuses et actives. Ne pas renier ses propres promesses.  En effet avant d’appliquer la démocratie « aux autres », commençons par nous l’appliquer, et respectons les décisions qui ont été voté. Un parti ne doit plus être « la machine à gagner » d’un seul homme. Mais un réseau de personnes capables de travailler ensemble, de s’écouter et d’innover.  "Faire de la politique autrement".  Bon, sur ce point, François Bayrou s’améliore…


Cohn-Bendit sur le même registre a défendu un rapprochement avec les centristes et la gauche [3]. (En était-il vraiment si éloigné que cela?)     

                                                                                             

Tout comme Roger-Gérard Schwartzenberg, président d'honneur du Parti radical de gauche (PRG), estime qu'il "n'y a aucune raison de ne pas accepter l'offre publique de dialogue de François Bayrou", en particulier en vue du "deuxième tour" de la présidentielle de 2012.
[4].  Tout de même pour faire des alliances, il faut apporter quelques choses (les idées…) dans la corbeille du mariage. 

C’est ainsi que deux jours après l'«offre public de dialogue» de François Bayrou au PS, la présidente de la région Poitou-Charentes se dit «disponible» pour le rencontrer [5] . Alors que le renouveau pour la droite passe par son extrême (captage des voix de LePen en 2007, récupération de DeVillier en 2009), le PS tente de récupérer la balle au centre…
Pourtant la main tendue ce week-end par François Bayrou suscite de fortes réticences au sein du Parti socialiste. Nombreux sont ceux qui doutent de la « sincérité » du leader centriste
[6].  Peut-on vraiment leur en vouloir ?

 

Enfin fort est de constater que  loin des discours et des dissonances la préparation des élections de mars 2010 donne lieu à d'actifs mais discrets pourparlers entre socialistes et centristes dans plusieurs régions (Rhône-Alpes, Bourgogne, PACA, Bretagne ou Pays de la Loire)[7].


Malgré tout la veille, une émission de télévision rassemblant plusieurs de leurs dirigeants a tourné à la cacophonie [8].

 

Christophe Humbert (avec l’aide du blog de Fabrice Hauet)

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